Photo de la semaine / Photo of the week

134/365

Photo de la semaine / Photo of the week

Taraxacum 129/365

Taraxacum or the oft overlooked beauty of the Dendelion

Taraxacum ou la beautée souvent négligée du pissenlit

Photo de la semaine / Photo of the week

Resilience 124/365

Le défi une photo par jour 2013 continue. Voici la photo de la semaine: Résillience. Nul besoin de commentaire; Elle est assez éloquente.

Le one photo a day challenge 2013 is still going strong. Here is the photo of the week: Resilience. No comment is needed. The picture speaks for herself.

GTD à la mode Kanban (3)

Ceci est le dernier d’une série de trois billets sur le thème de GTD à la mode Kanban [1°partie] [2° partie] [3°partie]

Après avoir mis en oeuvre la méthode GTD pendant 7 ans, j’ai découvert le Kanban personnel un peu par hasard et découvert qu’il offrait une élégante solution aux problémes irritants que j’ai décris dans mon billet précédent. Le Kanban personnel est un pattern Lean qui est d’une très grande simplicité. S’il ne repose que sur deux règles de base: visualiser et limiter votre travail à finir (TAF), il n’en est pas moins extrêmement puissant. Je suis quelqu’un de très visuel, c’est pour cela que le Mind Mapping et les techniques associées me conviennent si bien, mais que par contre je me suis toujours senti frustré par le système de listes de Getting Things Done. J’ai pendant un temps essayé de mette en oeuvre GTD en utilisant une carte heuristique. Si cela marche très bien avec les six niveaux verticaux du focus, gérer vos tâches avec une Mind Map montre très vite ses limites. Aussi ai-je fini par me résoudre à utiliser un excellent gestionnaire de tâches GTD, Nozbe. Lorsque j’ai découvert le Kanban personnel, j’ai commencé par tout simplement introduire une limite de TAF pour mes tâches en cours et cela a considérablement amélioré les choses pour moi. À tel point, que j’ai décidé d’aller plus loin et d’adopter une approche très low tech en utilisant tout simplement un tableau de Kanban – en l’occurrence le mur de mon bureau – et des post-it. Je dois dire que l’expérience a été des plus convaincantes.

Le Kanban personnel s’est révélé extrêmement puissant pour m’aider à beaucoup mieux gérer le flux de mon travail. Limiter votre travail en cours nécessite de fixer une limite au nombre de tâches que vous avez en cours à un moment donné. Il y a une limite au nombres de balles avec lesquelles vous pouvez jongler à un moment donné ; il en est de même pour le nombre de tâches que vous pouvez exécuter. Limiter le TAF, le Travail à Finir, garantit que le nombre de choses qui retiennent votre attention est réduit. Le Kanban personnel a pour effet d’introduire une contrainte des plus claires, qui est que les choses qui sont dans votre colonne en cours doivent être achevées, pas de retour en arrière. Cela a marqué la fin du probléme endémique des projets à demi-complétés. “Arrêtez de comemncer, commencez à finir” — “stop starting, start finishing” en anglais — comme l’énonce le fameux slogan du Kanban. Ceci est incroyablement pertinent pour moi, car j’ai eu par le passé une fâcheuse tendance à commencer des projets qui traînaient ensuite en longueur. Limiter votre TAF consiste à utiliser des filtres, en établissant des priorités. Kanban personnel vous aide ainsi à mieux gérer votre attention en vous aidant à mieux focaliser celle-ci. Vous finissez par essayer de faire beaucoup moins de choses en même temps, mais beaucoup plus au fil du temps. Comme le dit si bien Paul Eastawood : “Le Kanban m’a permis d’améliorer mon débit pour réaliser ce que j’avais à faire.”

Il vous est possible, en visualisant votre travail sur un Kanban, de voir beaucoup plus clairement où vous en êtes. Cela vous permet de véritablement engager avec vous-même, une sorte de conversation à propos de votre travail. De plus, en raison même des contraires inhérentes à l’utilisation d’un tableau de Kanban, passer en revue de façon régulière le tableau en question devient une nécessité à laquelle on ne peut quasiment pas échapper. Ceci s’explique par une raison des plus simple: si vous négliger de le faire, votre tableau devient très vite beaucoup trop encombré. Comme il est juste devant vous, vous ne pouvez pas manquer de le remarquer et vous êtes bien obligé de règler le probléme. Passer en revue votre travail devient comme une seconde nature. Le rituel du stand-up devant votre tableau qui dure quelques minutes au début de chaque jour, vous permet de prendre la mesure de vos priorités de la journée. La revue hebdomadaire tient également lieu de la rétrospective du Kanban et elle est enrichie pas la visibilité du travail que vous avez déjà effectué. Cela me permet souvent de réaliser qu’il me prend presque toujours beaucoup plus de temps que je ne l’avais initialement pensé pour mener à bien un projet ou une tâche. Ceci m’a fournit de très utiles données en ce qui concerne la pertinence ou non pour moi d’entreprendre de nouvelles tâches ou de nouveaux projets, puisque ce que je peux en fait accomplir a nécessairement des limites. J’ai également trouvé le concept de chaîne de valeur extrêmement utile, puisqu’il m’aide à concentrer mon attention sur la valeur réelle pour moi d’entreprendre ou pas une tâche ou un projet spécifique. Tout ceci n’est pas seulement une question de devenir plus productif, c’est à dire de toujours et encore faire plus de choses, loin de là; Il s’agit bien d’être plus efficace, donc de faire ce qui a l’impact le plus important et que vous trouvez épanouissant.

Ce que j’apprécie tout particulièrement en tant que praticien expérimenté de la méthode Getting Things Done est que le Kanban personnel vous permet de pleinement pratiquer GTD sans rien perdre de celle-ci. C’est une différence frappante par rapport à la plupart des méthodes qui ont beaucoup emprunté à GTD, mais l’on transformé en un sens qui in fine a pour résultant un appauvrissement plutôt qu’un enrichissement. Je peux vraiment dire que plus j’utilise le Kanban personnel, plus je pratique véritablement la méthode GTD, car les deux s’articulent à merveille. J’en suis arrivé à voir le Kanban personnel comme le parfait complément à Getting Things Done. Je le vois comme le tableau de bord de mon système GTD: le flux de travail de GTD permet d’être en contrôle, les six niveaux verticaux des horizons de focus aident à mettre les choses en perspective, le Kanban personnel, lui, permet non seulement d’exécuter les tâches, mais surtout d’exécuter celles qui sont le plus pertinentes.

C’était le dernier d’une série de trois billets sur le thème de GTD à la mode Kanban [1°partie] [2° partie] [3°partie]

GTD à la mode Kanban (2)

Ceci est le second d’une série de trois billets sur le thème de GTD à la mode Kanban [1°partie] [2° partie] [3°partie]

Dans un premier billet, j’ai décrit comment la méthode Getting Things Done de David Allen pouvait permettre à chacun, tout à la fois de contrôler ses flux de travail et de mettre son travail en perspective. Cette méthode c’est indéniablement révélée extrêmement utile pour moi au cours de ces huit dernières années. Il n’en reste pas moins que faire fonctionner un tel système de façon parfaitement harmonieuse ne va pas toujours de soi. Si GTD a vraiment extrêmement bien fonctionné pour moi, il n’en reste pas moins que j’ai toujours eu l’impression que quelque chose semblait manquer dans ma mise en oeuvre de la méthode. Je suis passé, pendant un période, par une phase pendant laquelle j’ai cherché une solution technologique à ce problème, en essayant toute sorte de logiciels GTD, à la recherche d’une illusoire solution magique. Avec le temps, j’en suis arrivé à réaliser que cela n’avait guère de sens. Aussi en suis-je revenu aux fondamentaux et ai compris que je me trouvait en fait confronté à deux problémes clés.

Le premier probléme était le grand nombre de projets et de tâches qui s’étaient accumulées dans mes listes. J’était confronté à une surcharge de projets à-demi exécutés qui trainaient en longueur et de tâches qui rivalisaient pour accaparer mon attention. Cela me faisait parfois éprouver d’être submergé et avait ainsi un effet démoralisant. Plus je devenais productif, plus le nombre des projets et tâches auxquels je devais faire face semblait élevé. GTD est supposé être synonyme de “productivité sans stress”, mais il semblait qu’à n’y pas prendre garde, le stress revenait tout aussi discrétement qu’insidieusement. Il est certes de fait que David Allen fait une distinction entre les “projets actifs” (GTD, p.38) et ceux qui sont passifs et qui peuvent être stationnés sur les listes de someday-maybe. En pratique, toutefois,dans une vie très remplie, il est difficile de jongler toutes les obligations auxquelles on se trouve confronté. Dans mon esprit, cette distinction entre projets actifs et projets passifs est tout à la fois une des questions les plus cruciales d’une mise en oeuvre efficace de la méthode GTD et l’une des plus difficiles à maîtriser.

L’ensemble de la méthode GTD est vise à atteindre un objectif bien précis : exécuter les tâches qui méritent de l’être (getting things DONE). Toutefois, et ce n’est pas le moindre paradoxe, si elle repose sur deux éléments essentiels, qui aident respectivement à prendre le contrôle et à une mise en perspective, il n’y a rien d’aussi simple et d’aussi puissant en ce qui concerne la partie EXÉCUTION — le DOING — dans Getting Things Done. L’absence d’un processus simple pour aider à focaliser son attention et passer à l’éxécution elle-même est souvent péniblement ressentie par les praticiens de GTD. Paul Eastawood a fort bien identifié ce probléme dans un billet publié sur le blogue Personal Kanban. Il écrit en effet que “GTD peut conduire à du thrashing, quand le nombre total d’option pour ce que l’on faire est énorme.” Il faut bien sûr reconnaître que les prochaines actions (Next actions) ne sont pas simplement des tâches traditionnelles sur une liste de tâches, mais bien précisément la prochaine action à accomplir en ce qui concerne respectivement chaque projet précis. Il n’en reste pas moins que l’expéreince montre qu’une question délicate demeure de savoir comment choisir quelle prochaine action doit être exécutée à un moment précis. Les seules recommendations offertes à ce sujet sont qu’il y a trois façon de choisir à un moment donné la tâche suivante à accomplir. Il s’agit tout d’abord du contexte, et ce que l’on peut faire dans un environnement donné. Viens ensuite le temps disponible qui limite grandement ce qui peut être exécuté : il serait bien peu judicieux d’essayer d’entreprendre une tâche particulièrement exigeante quand on est déjà très fatigué. Enfin, viens la priorité, mais les indications à cet égard restent très limitées: tout au plus s’agit-il de se demander “quelle sera l’action la plus profitable?” et de “faire appel à votre intuition et [de] vous fier à votre jugement du moment.” Aussi ai-je souvent eu le sentiment que l’absence d’une meilleur façon d’établir des priorités et de limiter ce qui pouvait être exécuté à un moment donné était problématique pour moi. Une tendance naturelle semble être que les prochaines actions les plus petites et les plus faciles étaient entreprises en premier puisqu’offrant le moins de difficultés.

Telles sont bien les deux questions fondamentales auxquelles je me suis trouvé confronté quand j’ai essayé de passer au niveau supérieur dans ma mise en oeuvre de la méthode GTD. Ayant découvert tout à fait par hasard le livre de Jim Benson et Tonianne DeMaria Barry’s Personal Kanban: Mapping Work | Navigating Life m’a toutefois donné l’opportunité, comme je l’expliquerai dans mon prochain billet, de trouver une solution élégante à ces problémes, en ajoutant tout simplement à l’équation un pattern Lean qui est basé sur deux principes des plus simples: visualiser son travail et limiter son travail en cours.

Ceci est le second d’une série de trois billets sur le thème de GTD à la mode Kanban [1°partie] [2° partie] [3°partie]

GTD à la mode Kanban (1)

Ceci est le premier d’une série de trois billets sur le thème de GTD à la mode Kanban [1°partie] [2° partie] [3°partie]

Jim Benson qui est, avec Tonianne DeMaria Barry, le co-auteur de Personal Kanban: Mapping Work | Navigating Life, m’a encouragé il y a quelques temps à écrire quelque chose sur la façon dont je combinais Getting Things Done et Kanban personnel. J’ai pensé que c’était là une excellente idée. Le moment était parfait pour marquer un temps de réflexion et revenir sur mon expérience, 8 ans après avoir commencé à appliquer la méthode Getting Things Done et un peu plus d’un an après avoir découvert le Kanban personnel. J’ai donc commencé à rédiger un billet de blog sur comment tous deux s’articulent fort bien. Ce qui devait initialement être un billet unique est toutefois irrésistiblement devenu une série de trois billets. Dans ce premier billet, j’aimerai commencer par rappeler en quoi consiste la méthode Getting Things Done.

Getting Things Done: the Art of Stress-Free productivity est le titre d’un livre publié en 2001 par David Allen, le désormais célèbre conférencier et consultant en productivité personnelle d’Ojay en Californie. Ce livre est rapidement devenu un grand succès international et a rapidement attiré une foule d’adaptes. Aussi est-ce désormais un des classiques incontournables de la littérature sur la productivité personnelle. Une traduction française, S’organiser pour réussir est désormais disponible depuis 2008. Le propos de la méthode Getting Things Done, ou GTD pour les initiés, est d’aider tout un chacun à devenir plus productif en prenant le contrôle de son flux de travail. Ceci est possible en mettant en oeuvre un simple processus qui comprend cinq étapes : la collecte, le traitement, l’organisation, la revue et l’action. Comme une image vaut bien mille mots, le systéme de traitement a été fort synthétisé dans un diagramme désormais fameux, le GTD Workflow diagram et plus récemment dans une élégante infographie, La carte du flux de travail GTD.

  • Un premier principe de base de la méthode est d’effectuer de façon très systématique la collecte de tous “les choses” qui entrent dans votre vie (lettres, documents, courriels, etc.), mais aussi de faire le vide de ce que vous avez en tête et de coucher sur le papier tout ce qui peut retenir votre attention.
  • C’est ensuite affaire de soumettre tout ce qui entre dans votre systéme à un traitement très rigoureux. Un tel processus de triage utilise des filtres aussi simples qu’efficaces, en posant une série de trois questions, à savoir : “qu’est-ce que c’est?”, “peut-on exécuter une action?”, et le cas échéant, “quelle est la prochaine action” à effectuer? Déterminer quelle est la prochaine action — la Next Action — à exécuter est tout à fait central dans l’ensemble de la méthode GTD. Une particularité de celle-ci, insistons d’ailleurs sur ce point, est que tout ce qui comporte plus d’une action à exécuter constitue un projet.
  • L’organisation repose elle sur une structure aussi simple que claire et rigoureuse. Les choses qui ne peuvent pas donner lieux à l’exécution d’une action sont jettées (poubelle), placées en incubation (dossier un jour/peut-être), ou archivées pour un possible usage à l’avenir (documents de référence). Un système simple de listes et de dossiers est utilisé pour assurer le suivit de ce qui doit donner lieu à l’exécution d’une action (actions suivantes, tâches qui doivent être effectuées pendant une période bien définie ou évènements, tâches qui ont été déléguées à quelqu’un d’autre et qui sont “en attente”, ainsi que projets et documents relatifs aux projets).
  • Effectuer la revue du système de façon régulière est un élément tout à fait essentiel de la mise en oeuvre de la méthode Getting Things Done. Il s’agit ici, non seulement de passer régulièrement en revue les actions suivantes qui ont besoin d’être exécutées, mais aussi de effectuer des revues hebdomadaires, véritablement ritualisées à dessein. Pendant celles-ci il s’agira d’effectuer le traitement du panier d’arrivée, d’identifier tout ce qui est inachevé, de passer en revues toutes les actions suivantes et de s’assurer qu’elles restent bien alignées tant avec vos domaines de responsabilité et de focus actuels, qu’avec vos objectifs et votre vision à plus long terme.
  • Enfin, il s’agit de passer à l’action, car la finalité du système est d’accomplir les tâches qui ont besoin de l’être. La clé est qu’il s’agira souvent ici d’exécuter un travail pré-défini, tout en conservant assez de flexibilité pour être à même de répondre en souplesse à tout ce qui peut bien se présenter et requiert d’une attention immédiate.

Si Getting Things Done permet de devenir plus productif, il ne s’agit surtout pas pour autant de simplement garder la tête dans le guidon, tout au contraire. La méthode comprend en effet une seconde dimension qui est trop souvent soit négligée, soitmal comprise, qui est très utile pour passer au niveau supérieur, c’est-à-dire, aller au-delà de la productivité et de tendre vers l’efficacité. Mettre les choses en perspective est tout à fait crucial pour cela. La méthode Getting Things Done comprend ainsi bien un second cadre, les six niveaux des horizons du focus. Il s’agit ici d’envisager votre travail de bas-en-haut, en commençant au niveau du sol, la piste de décollage, c’est-à-dire les prochaines actions que vous avez à accomplir, et d’ensuite progressivement prendre de l’altitude afin d’avoir une vue d’ensemble de ce que vous faîtes ou désirer accomplir dans le futur, jusqu’au niveau des valeurs fondamentales qui guident votre vie à 50 0000 pieds. Les six niveaux des horizons du focus comprennent ainsi:

  • 50 000 pieds : le sens de votre vie
  • 40 000 pieds : votre vision du succès à long-terme (3-5 ans)
  • 30 000 pieds : vos objectifs (1-2 ans)
  • 20 000 pieds : vos domaines de responsabilités actuelles
  • 10 000 pieds : vos projets actuels
  • Piste de décollage : vos prochaines actions actuelles

Ces six niveaux vous permettent de dresser la carte des tâches que vous avez à accomplir maintenant afin de s’assurer qu’elles sont bien alignées avec tout à la fois vos objectifs et votre vision pour le futur, et surtout qu’elles s’accordent avec ce que vous considérez comme vos valeurs fondamentales dans le sens que vous entendez donner à votre vie.

Pratiquer la méthode GTD a été ces huit dernières années incroyablement utile pour moi. J’aimerai toutefois dans mon prochain billet m’arrêter sur certains des problémes récurrent auxquels j’ai été confronté dans le fonctionnement de mon système de productivité personelle, avant d’examiner dans un dernier billet comment le Kanban personnel a pu me permettre de les surmonter et de faire passer ma mise en oeuvre de GTD au niveau supérieur.

Ceci est le premier d’une série de trois billets sur le thème de GTD à la mode Kanban [1°partie] [2° partie] [3°partie]

David Kelly on “Social Media and Social Learning for Learning Professionals”

David Kelly has a very useful post on his blog on “Social Media and Social Learning for Learning Professionals”, which is intended as a follow-up to a session conducted at the New England ASTD Conference on 26 April 2013. It include both his deck of slides and a carefully selected list of resources. Via Twitter.

Janvier-février 1906 : War in Sight?

Janvier-février 1906 : War in sight?

Une singulière particularité de l’historiographie anglophone relative à la première crise marocaine, est bien l’accent mis sur la période précédant immédiatement la conférence d’Algeciras, comme si celle-ci correspondait à la phase d’intensité maximum de la première crise marocaine. Ainsi, Keith Wilson va jusqu’à écrire que « les trois premiers mois de l’année 1906 virent la première de quatre crises pendant lesquelles la guerre, entre la Grande-Bretagne et la France d’un côté, et l’Allemagne de l’autre, étaient on ne peut plus clairement en vue. » Il utilise ici l’expression de “war in sight”, faisant ainsi allusion à la crise franco-allemande de 1875. [1]  Une telle interprétation semble toutefois problématique. La correspondance de Sir Edward Grey, qui venait de prendre la tête du Foreign Office dans le nouveau cabinet libéral, montre en effet, sans équivoque possible combien il restait serein. Il écrivait ainsi le 8 janvier 1906 à son ami Haldane, ministre de la guerre :

“Persistant reports and little indications keep reaching me that Germany means to attack France in the spring. I don’t think these are more than precautions and flourishes which Germany would naturally make à propos the Morocco Conference. But they are not altogether to be disregarded.” [2]

Dans une lettre au premier lord de l’amirauté, Tweedmouth, le 16 janvier, il relevait que

« Meanwhile the mood of the German Emperor is said to be pacific : the tone of German diplomacy is quiet and not aggressive.» [3]

Par ailleurs, Grey insistait sur la nécessité de rester prudent et d’éviter de prendre des mesures pouvant résulter dans une une escalade.

« Any movement of our ships which could be interpreted as a threat to Germany would be very undesirable at this moment and most unfortunate so long as there is a prospect or even a chance that things will go smoothly at the Morocco Conference, which meet to-day. I hope therefore that the admiralty won’t plan any special cruise or visit to Foreign ports or unusual movements of squadrons whithout consulting the F[oreign] O[ffice] as to the possible effect. | I assume that the present disposition of the Fleet is satisfactory as regard possibilities between Germany and France ; if so the quieter we keep for the present the better. » [4]

Si le climat à la veille de l’ouverture de la conférence d’Algeciras restait beaucoup plus serein que ne le représente généralement les historiens britanniques, il n’en reste pas moins que le gouvernement français tenait à s’assurer de la solidité de l’appui qu’il pouvait espérer du Royaume-Uni, si la conférence se trouvait être la cause d’une soudaine crise franco-allemande. Comme devait plus tard l’écrire Sir Edward Grey dans ses mémoires « Il était inévitable que les Français posent la question ; il était impossible pour nous d’y apporter une réponse. » [5]

  1. [1] Keith Wilson, The limits of Eurocentricity, p. 141.
  2. [2] Trevelyan, 1937, 137.
  3. [3] Grey à Tweedmouth, 16 janvier 1906, B.D., III, 203.
  4. [4] Grey à Tweedmouth, 16 janvier 1906, B.D., III, 203.
  5. [5] Sir Edward Grey, Twenty-Five Years, I, p. 74.

Photo de la semaine / Photo of the week

(115/366)

Another week of the one photo a day challenge 2013 and I would like to share my favourite photo of the week. This was taken on the bank of the St-Lawrence river before work last Thursday. It is really one of my favourites photos among those I have taken so far.

Une autre semaine du défi une photo par jour 2013 et je voudrais partager ma photo préférée de la semaine. Elle a été prise sur les berges du Saint-Laurent jeudi dernier avant le travail. C’est vraiment une de mes photos favourites parmis celles que j’ai pris jusqu’à maintenant.

Doing GTD Kanban Style (1)

This is the first post of a three part series of Doing GTD Kanban-style. [Part 1] [Part 2] [Part 3]

Jim Benson, who together with Tonianne DeMaria Barry, has written Personal Kanban: Mapping Work | Navigating Life, encouraged me a while back to write something about how I am combining Personal Kanban & Getting Things Done. I thought this was an excellent idea, and the more so as it was extremely timely for me to pose and reflect on my experience, 8 years after starting to implement GTD, and about a year after discovering Personal Kanban. I started drafting a blog post on how in my experience they play extremely well together. However, what was initially intended to be written in the form of a single post has irresistibly grown into a series of posts. In this first post, I would like to start by describing Getting Things Done and what it involves.

Getting Things Done: the Art of Stress-Free productivity is the title of a book published at the very beginning of the last decade by David Allen, a personal productivity consultant and speaker based in Ojay, California. It has quickly become a best-seller and has rapidely drawn a huge following. It is now one of the classics of the personal productivity literature. The purpose of the GTD methode is to help people becoming more productive by gaining control of their workflows. This is achieved by implementing a simple 5 stages process – “a phenomenal piece of mental artistry” in the late Marc Orchant’s words – which involves collecting, processing, organizing, review and doing. As an image is worth 1,000 words, the processing system has been elegantly synthesized in the now famous GTD Workflow diagram and more recently as a cool infographics, the GTD workflow map .

A first basic principle is to be quite systematically collecting not only all the “stuff” coming into your life (letters, documents, emails, etc.) but also emptying your head and writing down everything that has your attention.

It is then a matter of quite systematically processing all the inputs coming in your system. This triage process uses simple yet effective filters by asking three questions: “what is it?”, “is it actionable?” and if it is actionable, “what is the next action?” ; determining what is the next action is quite central to the whole system. A particularity of GTD is that anything involving more than one action is a project.

Organizing involves using a very clear structure and “clear buckets”. Items which are not actionable are disposed of (trash), set aside to incubate (someday-maybe folder) or stored for future retrieval (reference materials). A simple system of lists and folders is used to keep track of actionable items (next actions, time sensitive items and events, “waiting for” items which have been delegated, as well as projects and projects support materials).

Systematically reviewing the system on a regular basis is essential to the implementation of GTD. This involves reviewing constantly what Next Actions need to be executed, but also conducting ritual weekly reviews in order to process the in-box, take stock of all the open loops, Next Actions, projects, and keeping them aligned with one’s areas of responsibility and focus and your longer terms goals and vision.

Finally, it is a matter of doing, for in the end this is all about Getting things DONE. A key here is that a lot of what will be involved will consist in predefined work, whilst keeping enough flexibility for being able to be responsive to what may come up and need immediate attention.

If Getting Things Done is about becoming more productive, it is in no way a matter of simply keeping your nose to the proverbial grindstone, far from it. It also involves another dimension, alas for too often neglected or misunderstood, which helps taking things to the next level, by going beyond productivity and striving towards effectiveness. Gaining perspective is quite crucial to this end and the Getting Things Done method also involves a second framework, the six-levels of the horizons of focus. This is a matter of looking at your work bottom-up, starting from the ground up, from the runway, i.e. the Next Actions you need to accomplish, and rising progressively in order to get an eagle-eye view of what you are doing and would like to do in the future, right up to you life values at 50,000 feet. The six horizons of focus include:

  • 50,000 feet : Life purpose
  • 40,000 feet : vision of long-term success (3-5 years)
  • 30,000 feet : one-to-two-years goals
  • 20,000 feet : current areas of responsibilities
  • 10,000 feet : current projects
  • Runway : current next actions

These six-levels allow you to map what you are currently doing to make sure that they are aligned with your goals and vision for the future, but also all importantly atoned with what you see as your Life purpose.

Over the last eight years, practicing the GTD method has proven incredibly valuable to me. I would like in my next post to reflect on my experience of trying to make it all work and identify some of the recurrent challenges I have been confronted with, before looking at how Personal Kanban has helped me take my GTD implementation to the next level.

This is the first post of a three part series of Doing GTD Kanban-style. [Part 1] [Part 2] [Part 3]